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Divers

20e anniversaire de l'inauguration de l'Hôtel de Ville de Stavelot

Du 01/01/2022 au 31/12/2022 (Europe/Brussels / UTC100)
Administration communale

Pour l'occasion, l’Échevinat de la Citoyenneté vous propose de jeter un regard sur la démocratie communale hier et aujourd'hui !

 

L’Hôtel de Ville de Stavelot

2002 – 2022

Regard sur la démocratie communale hier et aujourd’hui

 

 

Hier

Stavelot

… en démocratie depuis 1789

… française en 1793

… commune depuis 1794

… belge en 1830

… unie à Francorchamps en 1977

… dotée d’un nouvel Hôtel de Ville en 2002

 

Aujourd’hui

Une commune qu’est-ce que c’est ?

L’Hôtel de Ville, c’est

… un centre politique

… un centre administratif

… un lieu de réception

… un lieu de mémoire

… un lieu d’information

… un lieu de défense des valeurs démocratiques, de santé et de sécurité

… un lieu de participation pour les habitants

 

Hier

 

Stavelot,

 

… en démocratie depuis 1789

En 1789, quelques semaines après le déclenchement de la Révolution française, un manifeste fut distribué dans la principauté de Stavelot-Malmedy pour inviter la population « à se rassembler sur la grand’place de Stavelot et à se parer de la cocarde de la liberté ». Le rassemblement eut lieu et les « patriotes » (ainsi nommait-on les partisans des idées de liberté et d’égalité portées par la Révolution) exigèrent de leur seigneur la convocation d’une « Assemblée nationale » dans laquelle les habitants seraient représentés. Telle fut la première revendication démocratique[1] de la population animée par la volonté de prendre part au pouvoir politique jusque-là monopolisé par la théocratie[2].

 

… française en 1793

En décembre 1792, l’armée française entra à Stavelot et planta l’Arbre de la Liberté[3] sur la grand’place. Peu de temps après, le 2 mars 1793, à Paris, la Convention nationale déclara que Stavelot faisait dorénavant partie de la République selon « le vœu librement émis par le peuple souverain ». La population s’était exprimée. Devenue française, elle pouvait bénéficier des « conquêtes de la Révolution », notamment des libertés inscrites dans la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen »[4].

 

… commune depuis 1794

C’est en 1794 que la République française réorganisa le découpage administratif du territoire de l’actuelle Belgique : des départements et des municipalités, qui devaient devenir nos provinces et nos communes, virent le jour. Les tâches des municipalités étaient de gérer les impôts, de s’acquitter des dépenses, de faire exécuter les travaux publics, d’administrer les bâtiments publics et de faire bénéficier les habitants « d’une bonne police, notamment de la propreté, de la salubrité et de la tranquillité dans les rues, lieux et édifices publics ». Elles devaient aussi créer un système éducatif ouvert à tous et, à partir de 1795, organiser l’assistance publique puisque, selon les termes de la Constitution, « la société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail soit en assurant les moyens d’existence à ceux qui sont hors d’état de travailler ».

 

… belge en 1830

En 1815, après la chute de l’Empire français, nos régions furent rattachées au Royaume des Pays Bas. C’est au cours de cette période dite hollandaise, en 1825, que la commune de Stavelot reçut le titre de « Ville », ce qui consacrait son importance au sein de la Haute Ardenne. Depuis, notre « maison commune » porte le nom d’Hôtel de Ville. Cinq années plus tard, le Royaume des Pays Bas éclata et Stavelot devint l’une des entités du nouveau Royaume de Belgique.

 

… unie à Francorchamps en 1977

Francorchamps a suivi un parcours identique à celui de Stavelot : propriété du prince-abbé jusqu’à la Révolution, elle devint municipalité française, puis commune hollandaise et, finalement, commune belge. Dans les années 1970, l’Etat décida de réduire le nombre de ses communes (de 2359 à 596). Il organisa donc des fusions entre des territoires proches par la géographie et par l’histoire. C’est ainsi que Stavelot et Francorchamps furent réunies.

 

… dotée d’un nouvel Hôtel de Ville en 2002

Au lendemain de la Révolution, la municipalité s’installa au Chaumont dans un ancien couvent. En 1857, cet édifice, qui abritait toujours l’administration communale en même temps que la gendarmerie, la justice de paix et l’école publique, fut détruit par un incendie. L’Hôtel de Ville fut alors transféré dans une maison de maître de l’avenue Ferdinand Nicolay, maison qui a elle aussi disparu. En 1896, la Ville fit l’acquisition de l’abbaye afin d’y installer ses bureaux, la justice de paix et le bureau de police. Diverses salles étaient réservées au Conseil communal, au Collège échevinal, aux archives et aux mariages. Un siècle plus tard, comme l’abbaye faisait l’objet d’un projet de réaffectation en centre de tourisme culturel, la Ville décida de faire construire un Hôtel de Ville au pied de la grand’place où la démocratie communale a vu le jour. La nouvelle « maison commune » des Stavelotains fut inaugurée le 19 avril 2002 par M. Charles Michel, alors Ministre des Affaires Intérieures et de la Fonction Publique du gouvernement wallon.

 

Aujourd’hui

 

Une commune, qu’est-ce que c’est ?

Le mot commune, issu du latin communis signifiant « qui appartient à plusieurs », désigne une division politique et administrative, c’est-à-dire un territoire sur lequel s’exercent les pouvoirs d’une institution constituée par des élus et par une administration.

La présentation de notre Hôtel de Ville permet de décrire la complexité de cette institution.

 

Notre Hôtel de Ville, c’est

 

… un centre politique

L’essentiel de la démocratie locale se déroule dans la salle où les 19 membres du Conseil communal se réunissent au minimum 10 fois par année pour débattre et voter les décisions à prendre dans tous les domaines d’intérêt général. Les débats du Conseil sont dirigés par le Bourgmestre et son secrétariat est assuré par la Directrice Générale.

Les conseillers sont séparés en deux groupes : celui de la majorité (à laquelle appartiennent les membres du Collège communal) et celui de la minorité (dit aussi « de l’opposition »). Comme elle représente la majorité des habitants par son nombre d’élus, la majorité exerce le pouvoir mais elle doit débattre de toutes ses décisions avec la minorité avant de les voter. Chaque conseiller dispose d’une voix. Débats et votes ont lieu lors de séances publiques, sauf pour les points où des personnes doivent être nommées. Le Bourgmestre prononce alors le huis clos, la « porte fermée ».

L’Hôtel de Ville accueille aussi les réunions hebdomadaires du Collège communal qui comprend le Bourgmestre, les quatre Echevin(e)s et la Présidente du CPAS. Ils sont chargés d’exécuter les décisions prises par le Conseil.

Les membres du Collège se partagent les différents domaines qui sont de compétence communale, notamment l’état civil (enregistrement des naissances, mariages et décès), les finances (gestion des rentrées et des dépenses), les travaux (création et entretien des bâtiments communaux et des routes), la sécurité (police générale, évaluation et prévention des risques générés par les événements,…), l’enseignement (organisation des écoles communales), l’urbanisme (gestion de l’occupation du territoire), la solidarité (aide sociale, gestion de la Maison de Retraite),…

… un centre administratif

Au point de vue administratif, l’Hôtel de Ville accueille des services coordonnés par la Directrice générale : le secrétariat général, le service population (état civil), le service des finances (dirigé par la Directrice financière), le service du personnel, le service urbanisme, le service enseignement, le service des sports, la Régie Communale Autonome (qui gère les infrastructures sportives), le service énergie, …

Pour des raisons d’espace et de décentralisation, d’autres services sont installés ailleurs qu’à l’Hôtel de Ville. Le service des travaux est logé avec son matériel et ses véhicules dans un bâtiment situé à Chefosse. Des locaux proches de la Maison de Retraite accueillent l’administration du Centre Public d’Aide Sociale. La Crèche a été construite à proximité du quartier des Petites Communes. Les services jeunesse (Accueil Temps Libre, Maison des Jeunes, …) sont placés à la Basse-Cour et à Francorchamps. Les écoles communales ont leurs bâtiments à Francorchamps, à Ster et à Hockai. La Bibliothèque publique est installée dans l’ancienne maison communale de Francorchamps et dans l’abbaye. L’Office du Tourisme, le Centre culturel, l’Espace Public Numérique et le Plan de Cohésion Sociale occupent eux aussi des salles de l’abbaye. Quant aux halls sportifs, ils sont accessibles à Francorchamps et aux Bressaix.

un lieu de réception

L'Hôtel de de Ville est le lieu où sont reçus des invités comme la Reine Paola, des vétérans américains de la bataille d’Ardenne, la Ministre de la Culture Fadila Laanan ou le pilote Jacky Ickx. Plus régulièrement, on y accueille les habitants à l’occasion de mariages, de mises à l’honneur des champions sportifs, de la remise des Certificats d’Etudes aux élèves de l’enseignement communal, de la présentation des vœux de nouvel an aux membres du personnel, … Et bien plus souvent, journellement même, des visiteurs y entrent pour y chercher une information ou pour y présenter un projet.

 

un lieu de mémoire

Prolongeant la mission des monuments commémoratifs élevés à Stavelot et à Francorchamps, la salle du Conseil expose des éléments qui évoquent les sacrifices imposés à la population lors des guerres contre les dictatures du 20e siècle. Il s’agit d’un tableau reprenant les noms de tous les soldats qui ont participé au conflit 14 – 18, d’un diplôme d’honneur accordant à Stavelot le titre de localité victime de faits de guerre 1940 – 1945 et des drapeaux des associations patriotiques. Le plus ancien est celui des Croix de Feu, c’est-à-dire des combattants qui passèrent au moins 32 mois sur le front de l’Yser. Le deuxième, qui porte en son centre le blason de la Ville, est celui des Combattants 1914 – 1918. Deux autres, qui montrent une épée enchaînée, rassemblent les soldats qui furent prisonniers lors des deux guerres : l’un concerne la section de Stavelot, l’autre celle de Francorchamps. Quant aux deux suivants, ils rappellent le souvenir des volontaires de guerre et celui des prisonniers politiques 1940 - 1945. Celui-là est illustré par le dessin du perron, celui-ci par un triangle rouge dans lequel est écrit le « B » (pour « Belge ») posé sur le tissu rayé devenu symbole des camps.

 

un lieu d’information

En démocratie, l’information est un droit fondamental : les habitants doivent avoir accès aux connaissances nécessaires à l’exercice de leurs droits et de leurs devoirs. L’Hôtel de Ville est notamment l’endroit où sont affichés les documents officiels qui doivent être présentés au regard des habitants, par exemple les avis annonçant les enquêtes publiques. C’est aussi au départ de l’Hôtel de Ville que sont alimentés les canaux modernes de communication que sont une page facebook d’actualités et un site Internet très complet ; ils sont amplement consultés. De plus, au bureau d’accueil du bâtiment, les visiteurs peuvent emporter des prospectus divers et des publications émanant notamment du Centre culturel, de la Maison des Jeunes, de l’Office du Tourisme, du service d’Accueil Temps Libre, … D’autres documents, plus spécifiques, sont disponibles au service Population et au service Urbanisme.

 

… un lieu de défense des valeurs démocratiques, de santé et de sécurité

La Ville affiche ses valeurs en s’engageant régulièrement dans des opérations citoyennes : journée mondiale de lutte contre l’homophobie ; journée internationale « Ruban blanc » pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des jeunes filles ; adhésion aux Territoires de la Mémoire et à son symbole du « Triangle rouge » indiquant le refus de céder aux idées haineuses, racistes, sexistes et liberticides de l’extrême droite ; adhésion au Panathlon Wallonie-Bruxelles qui défend et promeut le fair-play sur et autour des terrains sportifs et scolaires ; campagne de l’Agence Wallonne pour la Sécurité Routière « Ensemble partageons la route » ; sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein « Octobre rose » ; campagne en faveur du don d’organes ;…

 

… un lieu de participation pour les habitants

La commune étant le lieu de pouvoir le plus proche des habitants, elle est l’endroit idéal pour les associer à la prise de décisions. Cette politique de consultation et de participation se déroule dans l’Hôtel de Ville où se réunissent le Conseil communal des Enfants, le Conseil consultatif des Aînés et les Commissions communales de l’Accueil, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, de l’Energie et de l’Environnement, des Sports, de l’Aménagement du Site des étangs, de Préservation et de Valorisation du patrimoine, de l’Economie, du Développement rural, des Personnes à besoins spécifiques, … Plus de 300 Stavelotains et Stavelotaines, de tous les âges, sont engagés dans ce mouvement de démocratie collaborative.

 

Patrice Lefebvre,

Echevin de la Citoyenneté

 

 


  1. Démocratie : forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir est exercé par la population, le plus souvent via les représentants qu’elle choisit. La démocratie sépare les pouvoirs civils et religieux et respecte les principes de liberté et d’égalité. Dans la commune de Stavelot, après la Révolution, le pouvoir est exercé par des élus.
  2. Théocratie : forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir est exercé par la personne qui est investie de l'autorité religieuse. La théocratie ne distingue donc pas le pouvoir civil du pouvoir religieux et ne reconnaît pas les principes de liberté et d’égalité. Dans la principauté de Stavelot, avant la Révolution, le pouvoir est exercé par un abbé auquel on décerne le titre de prince.

 

[3] L’arbre de la Liberté est un symbole d’affranchissement. Planté le plus souvent au centre d’une place publique, il signifie que la population a cessé d’être en esclavage. Décoré par un bonnet rouge et par des rubans tricolores, il devient un monument au pied duquel les fêtes de la République étaient organisées.

[4]A partir de septembre 1789, une Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen rédigée à Polleur fut diffusée à Stavelot. Une stèle installée en la cour de commémoration de la rue du Châtelet rappelle ce passé révolutionnaire et signale que Stavelot figure sur la route historique du Congrès de Polleur.

 

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